Jacques Hubert
CHU Nancy – Hôpitaux de Brabois

La lithiase urinaire est un problème de santé publique en urologie avec une prévalence est de 5 à 10 % dans les pays industrialisés. Elle est actuellement de siège rénal et oxalo-calcique dans 70 à 80% des cas.

Le but de la prise en charge urologique est d’éliminer les calculs responsables des coliques néphrétiques et de leurs complications, mais aussi d’éviter au patient la récidive (37% de récidives à 3 ans) en analysant le calcul, en détectant les causes métaboliques responsables et en proposant les mesures médicales et diététiques appropriées.

La cure de diurèse et la dilution des urines est une mesure essentielle. Elle a pour but de diminuer la concentration des urines en solutés lithogènes dont la précipitation conduit à la formation de cristaux puis de nouveaux calculs.

Elle peut également aider à éliminer des fragments résiduels après traitement urologique (lithotritie extra-corporelle, urétéroscopie souple…).

La cure thermale peut à ce titre être un complément important de la prise en charge urologique. Certains centres de cure y associent de plus une hydroposturothérapie qui aide à faire migrer les débris accumulés dans le calice inférieur du rein.

Le médecin thermal doit jouer un rôle central dans la prise en charge globale du patient calculeux urinaire : synthèse des données (avis spécialisés, bilans biologiques et d’imagerie, enquête diététique), mise en oeuvre des moyens hygiéno-diététiques adaptés – à poursuivre après la cure -, ainsi que prescription des soins aidant à l’élimination des fragments lithiasiques.

Les cystites récidivantes surviennent essentiellement chez la femme et sont caractérisées par la survenue d’au moins trois épisodes annuels ou de deux dans les six derniers mois. Elles sont liées le plus souvent à l’ensemencement rétrograde de l’urètre par un germe digestif (E Coli le plus souvent).

Leur fréquence, leur retentissement sur la qualité de vie, leur coût en santé, les résistances croissantes aux antibiotiques amènent à rechercher des solutions alternatives pour la prévention.

Si les règles hygiéno-diététiques restent les mesures de base, la cure thermale qui permet évaluation, traitement, éducation est une approche complémentaire pertinente pour ces patientes.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée Champs requis marqués avec *

Publier des commentaires