Editorial de Thierry Dubois
Thierry Dubois

Depuis la création de l’Afreth en novembre 2004, huit études ont été publiées dans une revue scientifique médicale internationale apportant ainsi la preuve du service médical rendu pour plusieurs pathologies traitées par le thermalisme (gonarthrose, trouble d’anxiété généralisé, troubles du métabolisme, post-cancer du sein, insuffisance veineuse chronique, sevrage en benzodiazépines…). 

Ceci a nécessité un investissement supérieur à 12 millions d’euros cofinancés par les exploitants thermaux et l’association des maires des communes thermales.

A ce jour, la France est le seul pays thermal à avoir publié autant d’études d’un haut niveau scientifique sur le Service Médical Rendu (SMR) thermal. 

Grâce à ce travail, sur le plan international, la France est considérée comme le pays qui a effectué la meilleure évolution au niveau de la prise en charge thermale.

Ainsi, en complément des douze orientations qui régissent cette profession, les responsables des établissements thermaux français ont décidé d’apporter une contribution sanitaire plus importante en réalisant des prises en charge complémentaires comme la prévention, l’éducation thérapeutique, la détection de la fragilité...

C’est donc tout naturellement que les responsables des différents pays thermaux européens, considèrent l’évolution de notre prise en charge thermale comme un modèle. Ils m’ont d’ailleurs fait l’honneur de m’élire Président lors de la dernière Assemblée Générale de l’ESPA (European Spas Association), afin que la France engage le syndicat européen à s’investir davantage dans un thermalisme médical fondé sur la preuve médicale et contribue ainsi à une reconnaissance renforcée de ce secteur d’activité au niveau européen.

2017 consacrera le lancement d’une première étude épidémiologique européenne. Elle visera à mieux comprendre la prévalence des pathologies traitées par les cures thermales en Europe et la gamme des soins mobilisés dans chaque pays. Cette étude précédera un essai clinique trans-européen qui évaluera le SMR d’une pathologie en particulier. Dans un cas comme dans l’autre, nous veillerons à ce que cette recherche s’effectue avec la même exigence de rigueur et de qualité méthodologique qui ont caractérisé les travaux français.

 

Thierry DUBOIS
Président du CNETh
Président de l’ESPA